Un élève du LGL se distingue au concours de Cicéron

Après avoir brillamment franchi l’étape du concours national de présélection organisé par l’Association des Professeurs de Latin et de Grec ancien (ALPLG), Simon Arvai, élève de 2e P au Lycée de Garçons Luxembourg, s’est illustré au plus prestigieux concours international de version latine : le Certamen Ciceronianum Arpinas.
Parmi 249 candidats venus de 14 pays européens, Simon a obtenu une remarquable mention honorable (menzione onorevole), rejoignant ainsi le cercle très fermé des lauréats luxembourgeois de cette compétition d’exception. Le voyage et le séjour à Arpino étaient organisés par l’ALPLG avec le soutien du MENJE et du SCRIPT.
Depuis plus de quarante-cinq ans, Arpino — ville natale de Cicéron située dans le Latium, au sud de Rome — accueille les meilleurs latinistes des grands lycées d’Italie et d’Europe. Le concours consiste à traduire puis à commenter un extrait inédit d’une œuvre de Marcus Tullius Cicero, illustre orateur, écrivain et homme politique romain né à Arpinum en 106 avant notre ère.
Pour cette 45e édition, les participants ont travaillé sur un passage des Tusculanes de Cicéron, exercice exigeant qui demandait à la fois une maîtrise approfondie de la langue latine et de solides qualités d’analyse littéraire.
Après Philip Blasen (AL), classé 7e en 2005,
Inès Pyziak (LAML et LMRL), 9e en 2018,
Nina Bernier (LGL), 9e en 2023,
et Lukas Monteiro (AL), mention honorable en 2024,
Simon Arvai inscrit à son tour son nom au palmarès luxembourgeois de ce concours prestigieux.
Cette édition fut également marquée par un riche programme culturel favorisant les échanges entre jeunes Européens passionnés de langues anciennes. Élèves et professeurs ont notamment découvert Arpino et son acropole ainsi que l’abbaye du Mont-Cassin, où l’abbé a accueilli les participants… en latin.

Les trois lauréats luxembourgeois à Arpino (de g. à d.) : Mathias Meneguz Keller, Simon Árvai et Léa Li Flatter

Voici le texte que Simon a dû traduire et commenter cette année :

QVINAM ESSENT PHILOSOPHI SECVNDVM PYTHAGORAM
Pythagoram, ut scribit auditor Platonis Ponticus Heraclides, vir doctus in primis,
Phliuntem ferunt venisse, eumque cum Leonte, principe Phliasiorum, docte et copiose disseruisse quaedam. Cuius ingenium et eloquentiam cum admiratus esset Leon, quaesivisse ex eo, qua maxime arte confideret; at illum, artem quidem se scire nullam, sed esse philosophum. Admiratum Leontem novitatem nominis quaesivisse, quinam essent philosophi, et quid inter eos et reliquos interesset; Pythagoram autem respondisse similem sibi videri vitam hominum et mercatum eum, qui haberetur maxumo ludorum apparatu totius Graeciae celebritate; nam ut illic alii corporibus exercitatis gloriam et nobilitatem coronae peterent, alii emendi aut vendendi quaestu et lucro ducerentur, esset autem quoddam genus eorum – idque vel maxime ingenuum – qui nec plausum nec lucrum quaererent, sed visendi causa venirent studioseque perspicerent, quid ageretur et quo modo, item nos quasi in mercatus quandam celebritatem ex urbe aliqua sic in hanc vitam ex alia vita et natura profectos alios gloriae servire, alios pecuniae, raros esse quosdam, qui ceteris omnibus pro nihilo habitis rerum naturam studiose intuerentur; hos se appellare sapientiae studiosos (id est enim ‘philosophos’); et ut illic liberalissimum esset spectare nihil sibi adquirentem, sic in vita longe omnibus studiis contemplationem rerum cognitionemque praestare.
Tusculanae Disputationes, V, 3, 8-9