Lundi 27 avril 2026, les élèves du LGL ont eu l’opportunité d’assister à une intervention profondément marquante. Pauline Kayitare, rescapée du génocide des Tutsis au Rwanda, est venue partager son histoire, mais aussi transmettre un message universel sur la vie, la mémoire et la force de se reconstruire.
À travers ses paroles, elle a rappelé l’ampleur tragique de cet événement historique : près d’un million de Tutsis ont été tués, dans une indifférence qui continue de questionner notre humanité collective. Pourtant, loin de figer son récit dans la seule souffrance, elle a insisté sur une idée essentielle : l’histoire ne doit pas rester enfermée dans la douleur. Elle peut aussi devenir un point de départ pour avancer.
Son témoignage était traversé par une réflexion profondément humaine sur la reconstruction. Elle a évoqué son propre parcours, marqué par la perte, mais aussi par les souvenirs d’amour qui l’ont aidée à tenir. Elle se souvient notamment d’un moment avec sa grand-mère, qui lui avait dit vouloir la laver alors qu’elle avait déjà treize ans. Sur le moment, l’incompréhension dominait, mais avec le temps, elle a compris qu’il s’agissait d’un geste d’une tendresse immense, une manière de protéger, de prendre soin, d’aimer malgré le chaos.
Aux élèves, elle a transmis des conseils simples mais puissants : ne jamais rien laisser au hasard, rester attentif à ce qui nous entoure, aux autres, aux signes. Elle a également souligné que les épreuves font inévitablement partie de la vie. La véritable question n’est pas de savoir si nous serons confrontés à des malheurs, mais plutôt comment nous choisissons de nous relever.
Dans cette perspective, elle a partagé une image forte : chaque matin, aller à l’école, c’est déjà marcher vers la vie. Une phrase qui résonne différemment lorsqu’elle est portée par quelqu’un qui a connu l’extrême.
Cette rencontre restera sans doute gravée dans les esprits. Plus qu’un témoignage, c’était une leçon de courage, de lucidité et d’espoir.
Stéphanie Duchaine










